Le chant grégorien

« L’homme cherche. Confusément, obscurément, il cherche Dieu. Partout. En art, comme ailleurs. Faisons entendre enfin de la musique “vraie”, de la musique sacrée, qui soit d’abord et avant tout un acte de foi. » — Olivier Messiaen

Pour cette nouvelle année liturgique, notre paroisse ouvre un espace particulier au chant grégorien : une messe chantée en grégorien un dimanche par mois, soit dix célébrations au cours de l’année. Le chant grégorien est le chant propre de la liturgie romaine. Né de la prière de l’Église, il n’est pas une musique ajoutée à la célébration : il en est l’un des langages les plus anciens. Il accom-pagne la Parole, la prolonge et lui permet de résonner autrement dans le cœur de ceux qui l’écoutent.

Sa beauté est discrète et profonde. Elle ne cherche ni l’effet ni la virtuosité. La longue ligne mélodique, intimement liée au texte biblique, devient une manière de lire, de proclamer et de prier la Parole. Comme une icône, le chant grégorien ne cherche pas à retenir le regard sur lui-même : il ouvre une fenêtre vers l’invisible. Dans notre époque marquée par le bruit, la rapidité et la dispersion, il peut offrir à chacun un moment de silence intérieur et de recueillement. Il ne s’agit pas néces-sairement de connaître le grégorien ni de savoir l’expliquer. Il suffit parfois de l’écouter pour laisser la prière prendre une autre profondeur.

Ces messes seront chantées par Olga Roudakova, qui dirige des ensembles gré-goriens depuis plus de vingt ans — auparavant le Chœur grégorien de Paris – Voix de femmes, et aujourd’hui Lux Cantus (www.luxcantus.org). Forte de cette longue expérience, elle souhaite mettre sa voix au service de la liturgie et faire vivre cette tradition dans son cadre naturel.

Dix dimanches dans l’année, dix rendez-vous avec une tradition ancienne et toujours vivante. Dix occasions de ralentir, d’écouter, de prier – et de laisser le chant nous conduire vers l’essentiel : la Parole de Dieu et sa présence.