En ce lieu, l’avant-dernier jour de la Commune de Paris, le 26 mai 1871, vers six heures du soir, furent amenés de la prison de la Roquette en un lugubre cortège huit religieux, deux ecclésiastiques, trente-cinq gardes de Paris et quatre otages civils. En présence des derniers représentants de la Commune, ces quarante-neuf otages furent massacrés par une foule en délire. Prêtres sacrifiés à la haine anti-religieuse, gardes de Paris, et prisonniers civils victimes des passions politiques, ils ne sont pas morts pour la même cause, mais ils ont partagé les mêmes souffrances et subi le même sort. S’il faut sévèrement condamner les responsables du crime, on n’oubliera pas les événements tragiques qui se succédaient alors dans la capitale, les souffrances récentes de la guerre et du siège, l’amertume de la défaite, la répression inhumaine qui mettait fin, en ces jours, aux excès de la Commune. Gardons le souvenir de ces drames, non pour perpétuer des haines, mais, à la suite de Jésus-Christ, pour oeuvrer à la paix parmi les hommes.